Gouvernement du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Stratégie pour le nord du Canada

www.strategiepourlenord.gc.ca

Liens de la barre de menu commune

Stratégie pour le Nord du Canada : Notre Nord, notre patrimoine, notre avenir

auteur : Publié avec l'autorisation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
date :Ottawa, 2009
ISSN : 978-0-662-05765-9
QS- : Y309-000-GB-A1

Format PDF (2.4 Mo, 48 pages)

Avis d'accessibilité

Si vous avez besoin d'aide pour accéder le format PDF, visitez la section d'aide.




Table des matières




Message de l'honorable Chuck Strahl, c.p., député, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits

Le Canada est un pays du Nord. Le Nord fait partie intégrante de notre patrimoine et de notre identité nationale, et il est également essentiel à notre avenir. De nombreux Inuit et autres Autochtones, ainsi que des gens de partout au monde qui ont été attirés par la région, habitent le Nord. Notre gouvernement est conscient des formidables occasions, en plus des nombreux défis, qui existent aujourd'hui dans le Nord. Pour cette raison, nous allouons plus de ressources et portons plus d'attention aux questions touchant le Nord que jamais auparavant dans l'histoire du pays.

Nous avons une vision claire pour le Nord et nous travaillons pour garantir que la région occupe la place qui lui revient dans un Canada fort et souverain. Le document ci-joint et le site Web gouvernemental s'y rattachant offrent un survol de notre Stratégie pour le Nord intégrée qui fournit de plus amples renseignements sur notre vision globale, les quatre piliers de notre stratégie et nos activités notables menées dans le Nord jusqu'à maintenant, y compris les importants investissements faits dans le cadre du Plan d'action économique du Canada.

La Stratégie pour le Nord du Canada est axée sur quatre domaines prioritaires : exercer notre souveraineté dans l'Arctique, promouvoir le développement social et économique, protéger le patrimoine naturel du Nord et améliorer la gouvernance dans le Nord et y transférer des responsabilités, et ce, afin que les résidants du Nord aient un plus grand contrôle sur leur avenir.

Nous prenons des mesures concrètes pour réaliser notre vision pour le Nord et respecter nos promesses. Je suis fier des réalisations de notre gouvernement dans cette initiative et je suis heureux de continuer à contribuer à forger un avenir encore meilleur pour une région qui est si fondamentale à l'esprit et à l'identité du Canada.






Notre Nord, notre patrimoine

Introduction

Le Grand Nord canadien est une région primordiale de notre pays. Cette région fait partie de notre patrimoine, de notre avenir et de notre identité nationale. Le Nord connaît des changements rapides, que ce soit en raison des changements climatiques ou de la croissance des gouvernements et des institutions autochtones. Entre temps, sur les scènes nationale et internationale, l'intérêt pour l'Arctique prend de l'ampleur. Il en ressort que le Canada doit assumer efficacement un rôle de leader chez lui et à l'étranger pour promouvoir l'établissement d'une région stable et prospère qui répond aux intérêts et aux valeurs des Canadiens.

Le gouvernement du Canada a pour le Nord une vision claire où :

  • des personnes autonomes vivent dans des collectivités saines et dynamiques, gèrent leurs propres affaires et prennent leur avenir en main;
  • le respect traditionnellement démontré par les populations du Nord à l'égard de la terre et de l'environnement occupe une place centrale, et où les principes de développement responsable et durable soutiennent la prise de décisions et l'action;
  • des administrations publiques solides et responsables collaborent afin de bâtir un avenir dynamique et prospère pour tous, et où les citoyens et les administrations publiques contribuent de façon tangible à la vigueur et à la sécurité de la fédération canadienne;
  • nous patrouillons et protégeons notre territoire dans l'Arctique grâce à une présence accrue au sol, sur la mer et dans le ciel.

Nous réalisons cette vision en mettant en oeuvre une Stratégie intégrée pour le Nord, qui comprend quatre priorités, toutes aussi importantes les unes que les autres et qui se soutiennent entre elles :

  • Exercer notre souveraineté dans l'Arctique
  • Promouvoir le développement social et économique
  • Protéger notre patrimoine naturel
  • Améliorer la gouvernance dans le Nord et y transférer des responsabilités

Le gouvernement sait ce qui doit être fait pour assurer l'avenir du Nord canadien dans l'intérêt de tous les Canadiens, et il prend des mesures concrètes pour réaliser sa vision pour le Nord. Nous agissons beaucoup plus énergiquement – et plus rapidement – pour être prêts à relever les défis et à saisir les occasions du 21e siècle.

« Le Canada est un pays nordique. Le Vrai Nord est l'avenir des explorateurs, des entrepreneurs et des artistes canadiens. Nous tournerions le dos à notre identité en tant que Canadiens si nous n'agisions pas sur le potentiel de cette région, le Vrai Nord, qui ent reprend actuellement son ascension. »

Premier ministre Stephen Harper, août 2008, Inuvik (Territoires du Nord-Ouest)

Le Nord est au coeur de l'identité nationale des Canadiens. La présence de longue date des Inuits et d'autres des peuples autochtones dans cette région ainsi que le patrimoine de générations d'explorateurs et de chercheurs occupent une place fondamentale dans notre histoire. Notre capacité à saisir les occasions et à relever les défis que présente actuellement le Nord façonnera notre avenir.

Ce que nous connaissons du Nord canadien est formé d'abord et avant tout par la composante humaine : les peuples inuits et autres peuples autochtones et les résidants du Nord qui en ont fait leur chez-soi ainsi que les Canadiens de toutes les régions du pays qui en reconnaissent le rôle si précieux pour notre patrimoine commun et notre destinée comme pays.

Les Inuits – un mot qui signifie « peuple » en inuktitut – parcourent les terres et les cours d'eau de l'Arctique canadien depuis des milliers d'années. Bien avant l'arrivée des Européens, les chasseurs et les pêcheurs inuits ainsi que leurs familles se déplaçaient au gré des saisons et ont ainsi acquis une culture et un mode de vie uniques et enracinés dans l'immensité des terres. Aujourd'hui, la forte présence du Canada dans l'Arctique est en grande partie attribuable aux contributions des Inuits, pour qui les terres nordiques demeurent un chez-soi.

Les terres situées immédiatement au Sud du cercle arctique sont habitées depuis des milliers d'années par les ancêtres de peuples autochtones d'aujourd'hui, comme les Dénés, les Gwich'in, les Cris et les Métis. Aujourd'hui, ces peuples vivent dans des collectivités réparties au Yukon, dans le Sud des Territoires du Nord-Ouest et dans le Nord des provinces. Au cours des deux derniers siècles, des non-Autochtones du Sud du Canada et d'ailleurs dans le monde ont également choisi de s'établir dans le Nord.

L'Arctique : à l'aube du changement

Il y a quelques décennies seulement, des commissaires nommés par le gouvernement fédéral supervisaient les décisions concernant tous les aspects de la vie dans le Nord. Aujourd'hui, les gouvernements fédéral et territoriaux travaillent en partenariat alors que les territoires assument des pouvoirs et des responsabilités similaires à ceux qu'assument les gouvernements des provinces.

Les Autochtones de l'ensemble du Nord ont négocié des accords sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale afin de se procurer les institutions et les ressources nécessaires pour leur garantir une plus grande autosuffisance. La stabilité et la maturité politique grandissante dans le Nord contribuent à inciter les entreprises privées à explorer et à exploiter les vastes ressources naturelles de la région et à en diversifier les économies.

Par ailleurs, nous explorons aujourd'hui l'incroyable potentiel économique du Nord en menant dans la région diverses activités, comme l'exploitation de mines de diamants de classe mondiale ainsi que de gigantesques réserves gazières et pétrolières et le développement de la pêche commerciale et d'une industrie touristique qui attire des visiteurs de partout dans le monde. De plus, nous prenons des mesures dans les dossiers qui nécessitent une attention immédiate, comme l'infrastructure, le logement et l'éducation, pour veiller à ce que les résidants du Nord soient à même de profiter des possibilités inégalées jusqu'ici.

Sur la scène internationale, l'intérêt accru pour le Nord peut s'expliquer par les possibilités d'exploitation des ressources, les nouvelles voies de transport et les effets des changements climatiques, qui s'intensifient. En septembre 2007, des images satellites ont confirmé que le passage du Nord-Ouest était recouvert de glace à moins de 10 p. 100, le rendant ainsi, par définition, « entièrement navigable » pendant plusieurs semaines, ce qui devançait de beaucoup les prévisions les plus récentes. Même si on ne s'attend pas à ce que le passage du Nord-Ouest devienne, dans un proche avenir, une voie de transport sécuritaire et viable, la diminution des glaces et le prolongement de la période de navigabilité pourraient avoir pour effet d'accroître le nombre de navires qui s'y engagent pour un voyage touristique ou des activités d'exploration ou d'exploitation des ressources naturelles.



Nord canadien

Nord canadien

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)

légende

1. Alert
2. Golfe Amundsen
3. Baie Arctique
4. Arviat
5. Île Axel Heiberg
6. Rivière Back
7. Baie de Baffin
8. Île de Baffin
9. Baker Lake
10. Île Banks
11. Mer de Beaufort
12. Behchokò
13. Cambridge Bay
14. Cape Dorset
15. Chesterfield Inlet
16. Churchill
17. Clyde River
18. Coral Harbour
19. Détroit de Davis
20. Dawson
21. Déline
22. Île Devon
23. Île d’Ellesmere
24. Eureka
25. Faro
26. Fort Liard
27. Fort McPherson
28. Fort Resolution
29. Fort Simpson
30. Fort Smith
31. Bassin de Foxe
32. Gjoa Haven
33. Grand lac de l’Ours
34. Grand lac des Esclaves
35. Grise Fiord
36. Hall Beach
37. Hay River
38. Hopedale
39. Baie d’Hudson
40. Détroit d’Hudson
41. Igloolik

42. Inuvik
43. Iqaluit
44. Baie James
45. Kimmirut
46. Kugaaruk
47. Kugluktuk
48. Kuujjuaq
49. Détroit de Lancaster
50. Mer de Lincoln
51. Łutselk’e
52. Fleuve Mackenzie
53. Détroit de M’Clure
54. Île Melville
55. Mont Logan 5959
56. Nain
57. Nanisivik
58. Norman Wells
59. Pôle Nord magnétique
60. Pôle Nord
61. Old Crow
62. Pangnirtung
63. Paulatuk
64. Pond Inlet
65. Puvirnituq
66. Qikiqtarjuaq
67. Rankin Inlet
68. Repulse Bay
69. Resolute
70. Sachs Harbour
71. Salluit
72. Sanikiluaq
73. Taloyoak
74. Tuktoyaktuk
75. Ulukhaktok
76. Baie d’Ungava
77. Île Victoria
78. Watson Lake
79. Whale Cove
80. Whitehorse
81. Wrigley
82. Yellowknife

 

Les effets des changements climatiques, comme l'instabilité et la fonte du pergélisol, la fonte des glaciers, l'amincissement de la glace de mer et le raccourcissement de la saison des chemins de glace, pourraient entraîner de graves conséquences culturelles et économiques pour les peuples du Nord et l'ensemble du pays. Par ailleurs, les nouveaux projets de développement risquent d'accroître le nombre de polluants, de compromettre la santé des résidants et de perturber les écosystèmes fragiles de la région.

Il y a peu de pays aussi directement touchés par les changements climatiques dans l'Arctique – ou qui ont tant en jeu – que le Canada. Nous avons un important rôle à jouer dans la gestion constante de l'Arctique canadien, de ses vastes ressources et de son potentiel.






Stratégie pour le Nord du Canada

Exercer notre souveraineté dans l’Arctique

La souveraineté du Canada dans l'Arctique est une réalité bien établie depuis longtemps et qui a pour base des faits historiques, notamment celui que les Inuits et d'autres peuples autochtones occupent ces terres depuis des temps immémoriaux. Pour exercer notre souveraineté dans un Arctique dynamique et en évolution, nous devons démontrer une forte présence dans le Nord, améliorer notre gestion de la région, délimiter notre territoire et accroître notre connaissance de l'Arctique.

Renforcer notre présence dans l’Arctique

Le gouvernement du Canada s'emploie à affirmer avec fermeté sa présence dans le Nord et à s'assurer que nous avons la capacité de protéger et de patrouiller notre territoire arctique souverain au sol, sur la mer et dans le ciel. Nous accroissons donc notre présence dans la toundra, augmentons le nombre de navires dans les eaux glacées de l'Arctique et améliorons notre surveillance aérienne dans la région.

« L'importance géopolitique du Nord et l'intérêt du Canada pour cette région n'ont jamais été aussi grands. C'est pourquoi le gouvernement a lancé son ambitieuse Stratégie pour le Nord axée sur la responsabilité intemporelle si élégamment exprimée dans la version anglaise de l'hymne national « to keep the True North strong and free » (Pays du nord, puisant et libre). »

Premier ministre Stephen Harper, 2008

Parmis les autres investissements importants dans de nouvelles capacités terrestres, notons l'établissement d'un centre d'entraînement militaire à Resolute Bay, sur la côte du passage du Nord- Ouest, ainsi que l'élargissement et la modernisation de notre programme des Rangers canadiens, une force de réserve chargée d'assurer une présence militaire et d'offrir des services de surveillance et de recherche et sauvetage dans les collectivités côtières éloignées et isolées du Nord canadien.

Pour affirmer notre présence sur la mer, nous construisons des installations d'accostage et d'avitaillement en eaux profondes à Nanisivik. De plus, nous nous procurerons un nouveau brise glace de classe polaire, le plus imposant et puissant brise glace ayant fait partie de la flotte de la Garde côtière canadienne. Ce navire sera nommé en l'honneur du défunt premier ministre John G. Diefenbaker. Nous améliorons encore davantage la flotte canadienne capable de naviguer dans l'Arctique en investissant dans de nouveaux navires de patrouille extracôtière capables de demeurer en activité dans les glaces de première année. Ces navires pourront patrouiller tout le long du passage du Nord-Ouest pendant la saison navigable, et ses approches, pendant toute l'année. Polar Epsilon, le programme de surveillance de zones étendues et de soutien à partir de l'espace de la Défense nationale, utilisera RADARSAT II pour accroître la capacité des Forces canadiennes à surveiller le territoire canadien et sa frontière maritime.

En collaboration avec d'autres ministères et organismes fédéraux, les Forces canadiennes continueront d'entreprendre des opérations dans le Nord, comme l'opération NANOOK, d'effectuer des patrouilles périodiques à des fins de surveillance et de sécurité, de contrôler l'espace aérien nordique conformément au régime du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), ainsi que d'assurer l'entretien des installations de réception des renseignements d'origine électromagnétique à la Station des Forces canadiennes Alert – le lieu habité en permanence le plus septentrional du monde. Recherche et développement pour la défense Canada continuera d'explorer les options pour l'établissement d'un système de surveillance efficient dans l'Arctique canadien en s'appuyant sur le Projet de démonstration de technologie Surveillance du Nord.

Améliorer la gestion

Le Canada prend des mesures concrètes pour protéger ses eaux arctiques : nous mettons en oeuvre de nouveaux règlements pour le contrôle de l'eau de ballast afin de réduire le risque que des navires introduisent des espèces aquatiques envahissantes ou déversent des agents pathogènes dans nos eaux. De plus, nous avons modifié la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques pour étendre son application à 200 miles marins (au lieu de 100) de la ligne de côte, ce qui correspond à l'étendue complète de la zone économique exclusive du Canada en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Le Canada détient ainsi le pouvoir d'application pour la prévention de la pollution sur plus de 500 000 kilomètres carrés de plus de ses eaux. De plus, nous établissons de nouveaux règlements dans le cadre de la Loi sur la marine marchande du Canada de 2001, selon laquelle tous les navires qui pénètrent dans les eaux de l'Arctique canadien doivent s'enregistrer dans le Système de trafic de l'Arctique canadien de la Garde côtière canadienne. Enfin, le gouvernement du Canada travaille avec les administrations et les collectivités du Nord pour veiller à ce que les capacités en matière de recherche et sauvetage répondent aux besoins d'une région en constante évolution.

Délimiter notre territoire et accroître notre connaisance de l’Arctique

Le Nord du Canada est une vaste région qui n'est pas encore complètement cartographiée et étudiée. À la suite de la ratification de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, le Canada a entrepris des études scientifiques pour déterminer l'étendue complète de son plateau continental en vertu de la Convention. Ce projet devrait permettre au Canada d'obtenir la reconnaissance de la plus grande étendue possible de son plateau continental dans les océans Arctique et Atlantique lors de sa présentation à la Commission des Nations Unies sur les limites du plateau continental, d'ici la fin de 2013. Ce processus, bien qu'il soit long, n'est pas contradictoire. Il ne s'agit pas d'une course. Il s'agit plutôt d'un processus de collaboration fondé sur un engagement partagé à l'égard du droit international. Le Canada travaille avec le Danemark, la Russie et les États-Unis à ces travaux scientifiques.

La souveraineté du Canada sur ses terres et ses îles dans l'Arctique n'est pas contestée, sauf dans le cas de l'île Hans, qui est revendiquée par le Danemark. Ce différend, qui ne porte que sur l'île, et non sur les eaux, le fond marin ou le contrôle de la navigation, est traité par la voie diplomatique depuis la déclaration commune de septembre 2005 entre le Canada et le Danemark. Il y a des différends gérés entre les États-Unis et le Canada concernant la frontière dans la mer de Beaufort, et entre le Canada et le Danemark concernant une partie de la frontière maritime dans le mer de Lincoln. Par ailleurs, les États-Unis et le Canada ne s'entendent pas sur le statut légal des diverses voies navigables connues sous le nom de « passage du Nord-Ouest ». Tous ces différends sont bien gérés et ne posent aucun problème de souveraineté ou de défense pour le Canada. En fait, ils n'ont eu aucune incidence sur la capacité du Canada à collaborer et à coopérer avec les États-Unis, le Danemark ou d'autres voisins arctiques afin de régler des questions vraiment importantes. Le Canada continuera de gérer ces différends, et il est possible qu'il cherche à les résoudre dans l'avenir, en conformité avec le droit international.

Le volet humain

Les résidants du Nord ont un important rôle à jouer dans la définition des priorités régionales et des mesures à prendre. Par exemple, au sein du Conseil de l'Arctique, le Canada collabore étroitement avec les six groupes autochtones internationaux qui ont le statut de participant permanent, dont trois bien implantés au Canada : l'Arctic Athabaskan Council, le Gwich'in Council International et le Conseil circumpolaire inuit.



Promouvoir le développement social et économique

Le développement social et économique dans le Nord contribue à veiller à ce que le vaste potentiel de l'Arctique soit réalisé de manière durable et que les populations du Nord participent aux activités de développement et en tirent profit. En s'appuyant sur la collaboration avec les populations du Nord, la Stratégie pour le Nord contribue à bâtir des collectivités nordiques autosuffisantes, dynamiques et saines.

Soutenir le développement économique

Des institutions efficaces et des règles transparentes et prévisibles contribuent au développement économique. Nous faisons de nouveaux investissements pour établir d'importantes institutions de développement économique et améliorer le contexte réglementaire de ce développement. Pour renforcer le soutien aux activités économiques, on établit une nouvelle agence de développement économique pour le Nord. Une des tâches principales de l'agence sera d'exécuter le programme renouvelé des Investissements stratégiques dans le développement économique du Nord.

Le gouvernement du Canada prend de nouvelles mesures pour veiller à ce que les régimes de réglementation appliqués dans tout le Nord assurent la protection de l'environnement de façon prévisible, efficace et efficiente. Des mesures comme l'Initiative d'amélioration de la réglementation dans le Nord nous aident à régler les problèmes liés au processus complexe d'approbation des projets de développement, pour s'assurer que les nouveaux projets puissent être réalisés rapidement et efficacement.

L'exploitation minière et les grands projets comme le Projet gazier Mackenzie sont les pierres angulaires d'une activité économique durable dans le Nord et constituent la clé de la prospérité pour les collectivités autochtones et nordiques. Aujourd'hui, l'extraction de diamants dans le Nord est une industrie de deux milliards de dollars par année, ce qui compte pour environ la moitié de l'économie des Territoires du Nord-Ouest. Le Projet gazier Mackenzie – qui est aujourd'hui estimé à plus de 16 milliards de dollars – générera des retombées directes pour les collectivités autochtones, grâce à la création d'un nouveau modèle de participation autochtone. L'Aboriginal Pipeline Group assurera la participation autochtone à l'économie en développement en assumant une partie de la propriété du projet. En plus des activités d'exploration et d'exploitation sur la côte, on observe un intérêt renouvelé pour les ressources extracôtières. Nous entamons une nouvelle ère d'exploration pétrolière et gazière dans les eaux profondes de la mer de Beaufort. Le Canada continuera de soutenir le développement durable des ressources stratégiques.

L'immensité des ressources minérales, pétrolières, hydroélectriques et océaniques dans le Nord est pratiquement intouchée malgré les grands projets d'exploitation déjà en cours. Toutefois, nous ne connaissons toujours pas toute l'étendue du potentiel en ressources naturelles de l'Arctique. Le gouvernement du Canada a annoncé un important effort – le Programme de géocartographie de l'énergie et des minéraux – qui combinera les plus récentes technologies et les méthodes d'analyse géoscientifique pour accroître notre compréhension de la géologie du Nord canadien, y compris dans les îles de l'Arctique canadien. Les résultats de ce programme permettront de dégager les secteurs présentant un potentiel en ressources pétrolières et minérales, mèneront à des investissements privés efficaces dans le domaine de l'exploration et créeront des possibilités d'emploi dans le Nord.

Le Nord contient également de vastes ressources renouvelables et culturelles qui apportent une contribution importante à son économie et à sa société. Le gouvernement fournit un financement accru pour la promotion du tourisme et les établissements culturels et patrimoniaux dans les collectivités. Au Nunavut, par exemple, le gouvernement contribue à créer le centre culturel Piqqusilirvvik, à Clyde River, où les élèves participeront à des programmes culturels inuits et étudieront de nombreux éléments du savoir traditionnel sur le terrain.

Répondre aux besoins criants en matière d'infrastructure

L'établissement d'une infrastructure publique moderne contribuera à fortifier l'économie, à assainir l'environnement et à veiller à la sécurité et à la prospérité des collectivités dans le Nord. Les résidants du Nord ont également besoin de l'infrastructure essentielle au transport de leurs biens vers les marchés du Sud du pays et d'ailleurs dans le monde.

Les trois territoires ont tous des économies différentes et des besoins très différents en matière d'infrastructure. C'est pourquoi le Canada collabore étroitement avec les gouvernements territoriaux pour élaborer des mesures adaptées aux besoins locaux. En gardant cette réalité à l'esprit, à la suite d'un rapport rédigé conjointement par Pêches et Océans Canada et le gouvernement du Nunavut, nous avons entrepris la construction d'un port de pêche commerciale à Pangnirtung pour soutenir le développement de l'industrie de la pêche dans le territoire. Les gouvernements territoriaux et les collectivités nordiques profitent grandement des investissements réalisés dans divers programmes d'infrastructure (services à large bande, infrastructure verte et des loisirs, etc.). Ensemble, ces investissements permettent de jeter les bases dont le Nord a tant besoin pour poursuivre sa croissance et favorisent le renforcement de l'économie, l'assainissement de l'environnement et la prospérité des collectivités.

Propriétés minières et gisements au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et Nunavut

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)

légende


Favoriser le bien-être des résidants du Nord

Pour soutenir l'établissement de collectivités saines et dynamiques, le gouvernement du Canada fournit un financement annuel inconditionnel de près de 2,5 milliards de dollars aux territoires dans le cadre de la formule de financement des territoires. Ces fonds permettent aux gouvernements des territoires de financer des programmes et des services tels que les hôpitaux, les écoles, les infrastructures et les services sociaux. Nous répondons également aux besoins en matière de logement, de soins de santé, de développement des compétences et d'autres services grâce à des investissements ciblés. En partenariat avec les territoires, d'importants investissements ont été faits pour améliorer la qualité et la disponibilité des logements dans le Nord, particulièrement au Nunavut, où les besoins sont les plus grands. Ces investissements permettent d'atténuer les problèmes de surpopulation, de réduire le nombre de logements ne répondant pas aux normes et d'améliorer la santé et le bien être des résidants du Nord.

Pour s'assurer que les citoyens du Nord acquièrent les compétences et les connaissances dont ils ont besoin pour se distinguer dans le monde du travail d'aujourd'hui, qui évolue rapidement, nous avons investi dans un éventail de programmes. Par exemple, le Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones, un programme qui connaît beaucoup de succès, est réalisé conjointement par le gouvernement fédéral, l'industrie et des groupes autochtones dans le but de créer des emplois durables pour les Autochtones de tout le Canada dans des secteurs importants, comme l'exploitation des ressources minières, pétrolières, gazières et hydroélectriques.

carte de la Russie

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)

légende

Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux offre aux territoires un important financement continu et croissant à l'appui des programmes sociaux, y compris des programmes pour les enfants et l'éducation postsecondaire. Les territoires reçoivent également une aide fédérale pour la réalisation d'initiatives ciblées visant à relever des défis particuliers dans le Nord, notamment la formation des travailleurs, les infrastructures, le développement communautaire, la qualité de l'air et les changements climatiques.

« En tant que gouvernement, nous sommes fiers de nos efforts continus et de ceux que nous avons déployés récemment pour appuyer les gouvernements territoriaux, les communautés autochtones et les dirigeants d'entreprise qui contribuent véritablement au développement socioéconomique partout dans le Nord. Je peux confirmer à tous les résidants du Nord que notre gouvernement va continuer à les rencontrer, à les écouter et à collaborer avec eux en vue de réaliser le plein potentiel de cette riche, belle et distincte région du Canada . »

Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, 18 août 2008

En collaboration avec les gouvernements territoriaux, nous progressons afin de garantir que les systèmes de santé territoriaux répondent mieux aux besoins des résidants du Nord, que le temps d'attente soit réduit et que l'accès aux services dans les collectivités soit amélioré. Dans le cadre de l'initiative sur la durabilité des systèmes de soins de santé territoriaux, nous collaborons avec les territoires pour réduire la dépendance aux systèmes extérieurs de soins de santé et les voyages pour soins médicaux. Par l'entremise du Transfert canadien en matière de programmes sociaux, les territoires reçoivent un important financement fédéral continu et croissant pour les soins de santé ainsi qu'un financement ciblé afin de diminuer le temps d'attente. Nous continuerons de collaborer avec les résidants du Nord pour régler des questions comme celles liées à la promotion de la santé et à la prévention des maladies en s'appuyant sur un ensemble solide de données probantes sur la santé dans la Nord pour améliorer les résultats en santé, atténuer les inégalités et favoriser l'autosuffisance des personnes dans des collectivités saines et dynamiques. Nous continuons également à nous assurer que les résidants du Nord dans les collectivités éloignées et isolées aient accès à des aliments nutritifs de qualité à des prix abordables.

« Notre gouvernement reconnait l'importance du Nord. Par le biais du Plan d'action économique du Canada et de la Stratégie pour le Nord, nous avons pris d'importantes mesures pour aider cette région essentielle à s'épanouir. »

Leona Aglukkak, ministre de la santé, ministre régionale responsable pour le Nord et membre du Parlement pour le Nunavut
Le 12 juillet 2009

Nous avons fourni un soutien accru aux conseils subventionnaires du Canada pour la recherche universitaire afin d'appuyer l'innovation industrielle, les priorités en santé et le développement socioéconomique dans le Nord, et nous établissons des bourses de recherche pour les étudiants de cycle supérieur sur le rôle du Canada dans le monde circumpolaire. Accroître notre compréhension des questions de santé humaine dans l'Arctique et notre intérêt pour ces questions constitue une priorité émergeante au sein des pays circumpolaires. Le Canada est à l'avant garde de ces questions, et il continuera de soutenir la recherche nationale et internationale sur la santé humaine dans l'Arctique.

Changement des glaces de mer de l'Arctique 1979-2007

L'année 2007 a été très importante. Au cours de l'été, l'étendue minimale des glaces de mer a été moins grande que ce que prévoyaient les modèles climatiques les plus pessimistes.

carte de l'étendue minimale des glaces de mer en septembre

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)



Protéger notre patrimoine naturel

Grâce à ses paysages spectaculaires, à sa faune et à ses espèces uniques de poissons et à ses possibilités incomparables de découverte de la vie sauvage de l'Arctique, le Nord canadien attire des visiteurs du monde entier. Cependant, les écosystèmes fragiles et uniques du Nord subissent les effets négatifs des changements climatiques. Le Canada s'engage à faire des efforts afin de garantir la protection de ces écosystèmes fragiles pour les générations à venir.

Être un chef de file mondial en matière de sciences de l’Arctique

Les sciences et la technologie sont à la base des priorités de la Stratégie pour le Nord du Canada et fournissent les connaissances nécessaires pour établir des politiques solides et prendre des décisions éclairées. Le gouvernement du Canada a fait la contribution la plus importante parmi tous les pays participant à l'Année polaire internationale (API) 2007-2008, le plus important programme mondial jamais entrepris en matière de recherche sur les pôles. La recherche scientifique menée dans le cadre de l'API se concentre sur deux grandes priorités : les répercussions des changements climatiques et les adaptations à ces changements, ainsi que la santé et le mieux-être des résidants et des collectivités du Nord. Les Autochtones et les résidants du Nord ont joué un rôle notable dans la planification, la coordination et la mise en oeuvre de l'API et ils ont participé activement aux activités scientifiques et de recherche. Les investissements du Canda dans l'API ont contribué à mobiliser la participation de centaines de nouveaux chercheurs, dont 90 proviennent du Nord canadien. Un héritage clé laissé par l'API est la formation de la prochaine génération de spécialistes, afin de pouvoir tirer parti des travaux scientifiques de calibre mondial qui sont effectués aujourd'hui et d'acquérir de l'expertise pour l'Arctique de demain.

Grâce à la collaboration scientifique avec des organisations comme les Nations Unies, l'Organisation météorologique mondiale, l'Organisation maritime internationale et le Conseil de l'Arctique, le Canada accroît la base de connaissances sur l'environnement arctique et il crée d'importants partenariats à l'étranger.

Afin de garantir que le Canada demeure un chef de file des sciences dans l'Arctique, le gouvernement du Canada s'engage à créer une station de recherche de calibre mondial dans l'Extrême Arctique. De vastes consultations se sont tenues au pays et à l'étranger au sujet du rôle de cette nouvelle station de recherche, et une étude de faisabilité a été commencée pour choisir où l'installation sera construite. Nous souhaitons que la nouvelle station de recherche en Arctique devienne la plaque tournante des activités scientifiques dans la région vaste et diversifiée de l'Arctique. À cette fin, un Fonds pour l'infrastructure de recherche dans l'Arctique a été mis sur pied afin de moderniser d'autres installations clés de recherche dans le Nord.

Protéger les eaux et les terres du Nord

Le Canada adopte une approche globale pour protéger les eaux et les terres situées dans les régions écologiquement fragiles dans le Nord, et ce, pour garantir que les mesures de protection progressent au même rythme que le développement. Aux Territoires du Nord-Ouest, le Canada a protégé de grandes zones du développement en procédant à l'inaliénation de terres et des travaux sont en cours pour un nombre d'initiatives de conservation comme pour la création de nouveaux parcs nationaux dans la région du bras oriental du Grand lac des Esclaves et dans la région visée par le règlement du Sahtù. De plus, le Canada s'est engagé à agrandir la Réserve du parc national Nahanni – le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO.

En collaboration avec la société Nunavut Tunngavik Incorparated, le Canada a annoncé la création de trois nouvelles réserves fauniques nationales sur l'île de Baffin et dans ses alentours. Elles permettront de protéger les espèces et les habitats locaux, y compris la baleine boréale. En vertu de l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador, la réserve du parc national des Monts Torngat devient un nouveau parc national dans une région sauvage arctique du Labrador.

Le Nord peut aussi compter sur l'Initiative canadienne Santé des océans qui accroît la capacité des collectivités du Nord à s'attaquer à la pollution et favorise la coopération avec les partenaires nationaux et internationaux en matière de gestion intégrée des océans fondée sur les écosystèmes. Nous augmentons la protection que nous offrons à l'environnement marin, y compris pour les poissons et leur habitat. Le travail que nous effectuons pour l'établissement d'une réserve d'aire marine nationale de conservation dans la région de Lancaster Sound est une initiative de protection marine notable. Cette région marine est une des plus significatives sur le plan environnemental dans l'Arctique circumpolaire. Transport Canada continue d'évaluer la capacité d'intervention du Canada en cas de pollution marine dans l'Arctique, et il fait en sorte que la Garde côtière canadienne et les collectivités disposent du matériel et des systèmes d'intervention nécessaires en cas d'urgence.

Nos programmes d'assainissement sont également importants. Ils sont conçus pour remédier aux dommages environnementaux associés aux mines abandonnées et à d'autres sites contaminés dans tout le Nord. Nous avons appris de nos erreurs du passé. Toute société qui entreprend maintenant des projets de développement industriel dans le Nord doit se soumettre à une évaluation environnementale complète, élaborer un plan pour la fermeture et l'assainissement et satisfaire à des normes strictes concernant la sécurité opérationnelle et environnementale, en plus de satisfaire aux exigences des diverses lois, y compris de Loi sur les pêches.



Améliorer la gouvernance dans le Nord et y transférer des responsabilités

Au cours des dernières décennies, les gouvernements du Nord ont assumé une plus grande responsabilité dans de nombreux aspects des affaires de leur région. La gestion des terres et des ressources continuait toutefois de leur échapper, puisqu'elle restait une compétence fédérale. En avril 2003, le Yukon est devenu le premier territoire à assumer cette responsabilité. Aujourd'hui, les décisions sur les ressources relèvent des Yukonnais. Le Canada et les Territoires du Nord-Ouest tentent maintenant de conclure un accord de principe semblable concernant le transfert des responsabilités. Au Nunavut, nous collaborons étroitement avec le gouvernement territorial et la société Nunavut Tunngavik Incorporated afin d'étudier les questions touchant le transfert des responsabilités et nous avons élaboré un protocole pour les futures négociations.

carte des traités modernes dans le Nord

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)

Élaborer des politiques et des stratégies propres au Nord

Au Canada et de par le monde, le Nord canadien se démarque par ses formules de gouvernement novatrices et axées sur la consultation. Grâce aux accords relatifs aux revendications territoriales et à l'autonomie gouvernementale, des collectivités autochtones élaborent leurs propres politiques et stratégies, en fonction de leurs défis et de leurs possibilités uniques sur les plans économique et social. Aujourd'hui, 11 des 14 Premières nations du Yukon ont signé des accords sur l'autonomie gouvernementale. La majeure partie des Territoires du Nord-Ouest fait l'objet d'accords sur les revendications territoriales globales conférant aux peuples autochtones le pouvoir de gérer leurs terres et leurs ressources. L'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut a mené à la création du plus récent territoire du Canada, en 1999. Par cet accord, les Inuits de l'Est de l'Arctique se sont vu accorder un territoire de quelque 350 000 kilomètres carrés, dans ce qui constitue le plus important règlement de revendications territoriales autochtones de l'histoire canadienne.

Des progrès semblables ont été réalisés avec les Inuits du Labrador et du Nunavik, une région du Nord du Québec. L'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador, le premier traité moderne en son genre conclu au Canada atlantique, confère aux Inuits du Labrador des droits et un territoire défini dans le Nord du Labrador. L'accord de principe signé avec les Inuits du Nunavik en août 2007 a permis la création d'une nouvelle forme de gouvernement populaire régional adapté aux besoins de la population du Nunavik. L'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik est entré en vigueur en juillet 2008.

Se donner les bons outils

Pour mettre à profit les progrès réalisés, le Canada et les territoires travaillent en étroite collaboration avec les Premières nations, les Métis et les Inuits pour régler les questions urgentes, mettre en oeuvre les accords déjà signés et accélérer la conclusion de nouveaux accords, notamment en matière de revendications territoriales et d'autonomie gouvernementale.

Nous fournissons aussi d'importantes ressources financières aux gouvernements territoriaux dans le cadre de la formule de financement des territoires afin de tenir compte des questions uniques auxquelles les gouvernements du Nord font face, notamment, le défi immense consistant à servir une petite population répartie dans des collectivités éloignées les unes des autres.

Nous savons que toutes les régions nordiques en sont à différentes étapes de leur développement politique. C'est pourquoi le Canada est résolu à continuer de travailler avec tous ses partenaires pour mettre sur pied des modèles de gouvernance pratiques, novateurs et efficaces.

carte de l'Arctique circumpolaire

(Cliquez sur l'image pour une version pleine grandeur)




La dimension internationale de notre Stratégie pour le Nord

Le Canada a un passé solide de collaboration avec ses voisins du Nord visant la promotion des intérêts canadiens à l'étranger et l'avancement de son rôle en tant que nation arctique responsable. Grâce à une politique étrangère pour l'Arctique, le Canada appuie la dimension internationale des quatre piliers de la Stratégie pour le Nord, en travaillant avec des partenaires internationaux et en faisant avancer les priorités canadiennes de façon bilatérale, multilatérale et par le Conseil de l'Arctique.

Nos partenaires en Arctique

L'océan Arctique nous rapproche de nouvelles façons à nos voisins de la région arctique. La coopération, la diplomatie et le droit international ont toujours été l'approche privilégiée par le Canada pour ses activités dans l'Arctique. Au moment où, à l'étranger, on s'intéresse de plus en plus à la région, il est plus important que jamais que le Canada gère efficacement son territoire souverain et qu'il fasse la promotion active à l'étranger des intérêts canadiens. Nous continuerons de collaborer étroitement avec nos partenaires de l'Arctique afin d'atteindre nos objectifs communs pour la région pendant que nous faisons progresser nos priorités au pays.

Les États-Unis demeurent un partenaire très précieux dans l'Arctique. Le Canada et les États-Unis ont un certain nombre d'intérêts communs dans l'Arctique, notamment la gérance environnementale, la mise en valeur durable des ressources et la sécurité (y compris des services efficaces de recherche et sauvetage). Nous avons un long passé de collaboration efficace et de coopération avec les États-Unis et nous continuons d'améliorer la coopération pour les nouvelles questions relatives à l'Arctique, de façon bilatérale et par le truchement du Conseil de l'Arctique et d'autres institutions multilatérales.

Le protocole d'entente qu'a signé le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien avec le ministère du Développement régional de la Russie dans le but d'explorer des projets de coopération avec les peuples autochtones est un exemple récent des efforts bilatéraux déployés par le Canada et la Russie. Ces efforts portent entre autres sur de nouvelles relations d'échanges et voies de transport, sur la protection de l'environnement et sur les questions autochtones.

Nous avons également des intérêts communs avec nos autres voisins de l'Arctique (la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande et l'Islande), et ils peuvent nous apprendre des choses. Notre Dialogue annuel sur le Nord avec la Norvège touche par exemple des questions telles que l'adaptation aux changements climatiques, la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières, la gestion des océans et la coopération scientifique. Nous collaborons également avec des États non arctiques aux questions relatives à l'Arctique. Par exemple, le Canada et le Royaume-Uni ont signé un protocole d'entente pour la collaboration à des activités de recherche polaire.

Le Conseil de l'Arctique

Le Conseil de l'Arctique est une tribune importante pour rehausser la compréhension de l'Arctique sur la scène internationale. Il a joué un rôle clé dans le développement d'une liste des priorités commune aux nations arctiques. Le Canada a assumé en premier la présidence du Conseil de l'Arctique et il a participé à tous les groupes de travail. Le Canada a mené la voie, avec ses nations partenaires, pour l'élaboration par le Conseil de l'Arctique du Rapport sur le développement humain dans l'Arctique, de l'évaluation des activités pétrolières et gazières et du rapport sur l'Évaluation de la navigation maritime dans l'Arctique. Le Canada présidera de nouveau le Conseil en 2013. Jusqu'à ce moment, nous nous engageons à nous assurer que le Conseil de l'Arctique a la force, les ressources et l'influence nécessaires pour répondre efficacement aux nouveaux défis auxquels font face l'Arctique et ses résidants.

Il existe d'autres forums qui fournissent des occasions de parler des questions de l'Arctique, notamment les organismes scientifiques qui travaillent à la création d'un héritage international à l'Année polaire internationale, les discussions sur les changements climatiques, les négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l'Organisation maritime internationale où est élaboré le recueil de règles sur la navigation dans les eaux couvertes de glace de l'Arctique.

Le Canada continuera de renforcer les partenariats au pays et à l'étranger afin de garantir que nous soyons capables de profiter des occasions et de faire face aux défis dans la région de l'Arctique.

La Déclaration d'Ilulissat

En mai 2008, les ministres représentants les cinq États riverains de l'Arctique – le Canada, le Danemark, la Norvège, la Russie et les États-Unis – ont signé la Déclaration d'Ilulissat. Cette déclaration reconnaît l'importance de l'océan Arctique et rappelle que le vaste cadre juridique existant, notamment le droit international public de la mer, s'applique à l'océan Arctique. Ce cadre offre une base solide pour la gestion et la coopération responsables en ce qui a trait à une vaste gamme de questions portant sur l'Arctique, y compris le règlement harmonieux de recoupements possibles de positions concernant la plate-forme continentale.

 

« Le gouvernement du Canada veilera à ce que l'attention internationale continue de se focaliser sur les possibilités et les enjeux liés à l'Arctique. Nous nous engageons à agir dans le meilleur intérêt des Canadiens durant la mis een oeuvre de la dimension internationale de la Stratégie pour le Nord. Le renforcement du Nord canadien est une partie intégrante des efforts visant à renforcer notre pays. »

Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères
Le 11 mars 2009







Notre Nord, notre avenir

Le Nord est au coeur même de l'identité canadienne. L'avenir du pays est lié intimement à celui du Nord. Le gouvernement du Canada reconnaît sa responsabilité de préserver et de protéger le riche patrimoine canadien dans le Nord dans un contexte de nouveaux défis et de nouvelles possibilités. Il travaille en partenariat avec les résidants du Nord et il prouve son engagement envers le Nord au pays et à l'étranger.

La Stratégie pour le Nord du Canada énonce un plan d'action clair pour le Nord, un plan qui aura des bienfaits durables et qui enrichira la vie des Canadiens pour les générations futures.



Pour obtenir plus d’information,

visitez :
Stratégie pour le Nord du Canada

ou composez le :
1 800 O Canada