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Stratégie pour le nord du Canada

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Réalisations accomplies dans le cadre de la Stratégie pour le Nord du Canada de 2007 à 2011

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Stratégie pour le Nord du Canada

Le Nord représente une partie fondamentale du patrimoine canadien et de notre identité nationale en plus d'être une région vitale pour notre avenir. Le gouvernement du Canada a présenté la Stratégie pour le Nord du Canada en 2007 et a publié le document Notre Nord, notre patrimoine, notre avenir : Stratégie pour le Nord du Canada en 2009. La Stratégie présente une vision globale pour le Nord et décrit les grandes activités ainsi que les investissements d'envergure du gouvernement dans le Nord. La Stratégie pour le Nord est soutenue par une solide politique étrangère du Canada pour l'Arctique, laquelle oriente les efforts internationaux déployés par le gouvernement pour la région. Le gouvernement du Canada a travaillé en étroite collaboration avec les dirigeants territoriaux et autochtones, les résidants du Nord et les partenaires de l'Arctique circumpolaire afin que le Nord réalise son plein potentiel de région éclatante au sein d'un Canada fort et souverain.

Les résidants du Nord et la Stratégie pour le Nord

Les résidants du Nord sont au cœur de la Stratégie pour le Nord. Tous les Canadiens peuvent être fiers des progrès que nous réalisons concernant les questions d'importance aux yeux des résidants du Nord et pour l'avenir de notre pays. Les résidants du Nord, y compris les Autochtones, les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit, ont tous grandement contribué à accroître notre compréhension et notre appréciation de notre passé commun, et encore aujourd'hui, ils influencent notre mode vie.

Promouvoir le développement social et économique

Le gouvernement du Canada est déterminé à façonner l'avenir du pays en s'appuyant sur un Nord fort et prospère. Depuis 2007, le gouvernement du Canada a réalisé d'importants investissements pour améliorer le développement économique et social dans le Nord.

Le gouvernement du Canada accorde un transfert annuel inconditionnel aux gouvernements territoriaux au moyen de la formule de financement des territoires, ce qui permet aux gouvernements territoriaux de financer leurs programmes et leurs services comme les hôpitaux, les écoles, l'infrastructure et les services sociaux. En 2011‑2012, les trois territoires recevront 2,9 milliards de dollars.

Afin de réaliser le potentiel du Nord en matière de ressources sans compromettre la protection de l'environnement, le Canada a présenté en 2010 le Plan d'action visant à améliorer les régimes de réglementation dans le Nord. Le Plan vise à simplifier les processus de réglementation en éliminant les obstacles qui nuisent aux investissements privés, en améliorant la gouvernance environnementale et en investissant dans les programmes qui appuient la croissance économique et qui génèrent des possibilités pour les résidants du Nord. Les possibilités économiques peuvent aller de pair avec la conservation des richesses culturelles et environnementales dans le Nord.

L'Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) a été créée en août 2009 afin de renforcer et de revitaliser l'économie pour les travailleurs et les entreprises du Nord en leur permettant de tirer profit des abondantes ressources de la région et des possibilités qui s'y offrent. Depuis 2009, CanNor a investi 80,4 millions de dollars dans un grand éventail d'initiatives économiques importantes visant à renforcer et à diversifier l'économie du Nord et à créer des occasions d'affaires et d'emploi pour les résidants des collectivités du Nord.

Le programme Investissements stratégiques dans le développement économique du Nord (ISDEN) de CanNor est axé sur la consolidation des secteurs clés porteurs des économies territoriales qui appuient la diversification économique, en plus de favoriser la participation des résidants du Nord à l'économie. Grâce au Plan d'action économique du Canada, on a renouvelé le financement du programme à hauteur de 90 millions de dollars sur cinq ans. CanNor a aussi investi plus de 23 millions de dollars entre 2009 et 2011 pour appuyer le développement économique des collectivités et des entreprises autochtones et parmi les entrepreneurs dans le Nord.

Le gouvernement du Canada approfondit également ses connaissances en matière de géosciences nordiques, ce qui contribuera à stimuler le développement économique dans les trois territoires. Cette recherche fournit de l'information importante pour soutenir la croissance des secteurs de l'exploration et de l'exploitation minière, en plus de créer des emplois et des possibilités d'affaires pour les résidants du Nord. En 2010, un investissement de plus de 10,7 millions de dollars a été fait dans un large éventail de programmes en sciences de la terre au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut dans le cadre du programme ISDEN. Les 100 millions de dollars (2008‑2013) investis par le gouvernement du Canada dans le Programme de géocartographie de l'énergie et des minéraux fourniront les connaissances nécessaires pour aider les compagnies d'exploration minière du secteur privé à orienter leurs investissements ainsi qu'à documenter les décisions sur l'aménagement du territoire, comme la création de parcs nationaux et d'autres aires protégées.

Afin d'obtenir de nouveaux renseignements essentiels pour la gestion future des activités pétrolières et gazières dans la mer de Beaufort, le gouvernement du Canada a entrepris une initiative regroupant de nombreux intervenants. L'évaluation environnementale régionale de Beaufort, annoncée en août 2010, appuie la recherche environnementale et socioéconomique dans la région afin de favoriser la prise de décisions réglementaires efficaces et la tenue d'évaluations environnementales pour les activités pétrolières et gazières dans la mer de Beaufort. Les investissements réalisés dans l'infrastructure du Nord comprennent 200 millions de dollars pour la rénovation et la construction de logements, 40 millions de dollars pour la construction d'un port de pêche commerciale à Pangnirtung (Nunavut) et jusqu'à 71 millions de dollars pour la modernisation de la centrale hydroélectrique Mayo B au Yukon. Un investissement de plus de 1,6 million de dollars a été réalisé pour 19 projets d'infrastructure de loisirs dans les trois territoires afin d'améliorer l'infrastructure communautaire, de créer des emplois à court terme et de favoriser la santé des collectivités. Le budget de 2011 prévoit une contribution fédérale de 150 millions de dollars pour la construction d'une route ouverte à l'année entre Inuvik et Tuktoyaktuk, ce qui complétera la route de Dempster qui relie les Canadiens d'un océan à l'autre.

Le gouvernement du Canada travaille en partenariat avec les résidants du Nord, les gouvernements territoriaux et les Autochtones afin d'améliorer les compétences et les perspectives d'emploi dans le Nord du Canada. Grâce aux ententes sur le marché du travail et aux ententes sur le développement du marché du travail, les territoires reçoivent plus de 11 millions de dollars pour les programmes d'acquisition de compétences et de formation professionnelle. De 2010 à 2015, on aura investi plus de 125 millions de dollars dans les territoires par l'intermédiaire de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones. Ce financement appuie les programmes conçus pour assurer le pont entre la formation et les demandes du marché du travail et pour aider les Autochtones du Nord à participer pleinement à l'économie florissante de leur région. Le budget de 2011 contenait un investissement supplémentaire de 9 millions de dollars sur deux ans pour bonifier les programmes d'éducation de base des adultes afin d'améliorer les possibilités d'emploi pour les résidants du Nord.

Le gouvernement prend aussi les mesures nécessaires pour assurer l'émergence de collectivités nordiques saines et dynamiques. Dans le budget de 2010, on a consacré 60 millions de dollars à la prolongation de l'Initiative de viabilité du système de santé des territoires afin de poursuivre la réforme des systèmes de santé territoriaux et d'atténuer les coûts élevés du transport médical.

Le 21 mai 2010, le gouvernement du Canada a annoncé la création du programme Nutrition Nord Canada pour remplacer le programme Aliments-poste en date du 1er avril 2011. L'objectif de ce nouveau programme axé sur les forces du marché est de définir les conditions nécessaires pour que les fournisseurs alimentaires puissent aider les Canadiens qui habitent dans une région isolée à avoir accès à des denrées périssables nutritives. Le gouvernement du Canada alloue un financement de 60 millions de dollars par année à Nutrition Nord Canada. Ceci comprend 1,53 million de dollars (2010–2011) et 2,9 millions de dollars (2011–2012) afin de faire la sensibilisation à une saine alimentation et de mener des initiatives éducatives destinées aux collectivités nordiques isolées admissibles au programme. Parmi les autres améliorations apportées aux programmes, notons la création du Conseil consultatif de Nutrition Nord Canada, formé de bénévoles résidant dans les collectivités visées par le programme, qui a tenu sa première réunion à Iqaluit en mai 2011. Les membres du Conseil ont rencontré les résidants du Nord afin d'obtenir leurs commentaires et d'adapter le programme à leurs besoins.

Protéger notre patrimoine naturel

Le gouvernement du Canada prend des mesures concrètes pour protéger et préserver l'environnement et la faune uniques de l'Arctique. La réserve du parc national Nahanni a été agrandie de plus de 30 000 kilomètres carrés, protégeant ainsi un écosystème aussi vital qu'unique, et le gouvernement s'est engagé à créer trois autres parcs nationaux. Une étude de faisabilité d'une valeur de 5 millions de dollars est en cours en vue de créer une aire marine nationale de conservation à Lancaster Sound. En 2010, on a établi la zone de protection marine de Tarium Niryutait afin de protéger environ 1 800 kilomètres carrés du delta du fleuve Mackenzie et de l'estuaire de la mer de Beaufort.

On créera six nouvelles aires de protection de la faune dans le cadre de la Stratégie relative aux aires protégées des Territoires du Nord-Ouest. Le gouvernement est résolu à mettre en œuvre la Stratégie relative aux aires protégées, à effectuer une surveillance environnementale et à aménager le territoire de manière à favoriser le développement durable des ressources naturelles du Nord tout en protégeant les écosystèmes.

Le Nord est une région écologiquement sensible, aux premières lignes des répercussions des changements climatiques et de l'adaptation à ce phénomène. Dans le budget de 2011, on a annoncé un investissement de plus de 8 millions de dollars sur deux ans dans les initiatives écoÉNERGIE pour les collectivités autochtones et nordiques. Le programme fait la promotion des technologies énergétiques propres dans les collectivités autochtones et nordiques. Le budget de 2011 prévoyait également 7,6 millions de dollars sur deux ans pour financer l'élaboration de renseignements et d'outils communautaires utiles pour aider les collectivités autochtones et nordiques à évaluer leur vulnérabilité aux changements climatiques et à mettre au point des plans d'adaptation.

En 2007, le gouvernement a annoncé un investissement de 60 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du Groupe de travail sur la santé des océans, en vue de protéger les voies d'eau du Canada contre la pollution maritime. En 2010, l'initiative a permis à 19 collectivités isolées d'obtenir un meilleur matériel de contrôle de la pollution marine, ce qui complète les stocks existants de matériel de lutte contre la pollution dans le Nord. On a pris des mesures concrètes pour améliorer le droit et la réglementation de la marine marchande, y compris en modifiant la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques afin de faire appliquer les lois rigoureuses du Canada en matière d'environnement et ses règlements relatifs à la marine marchande jusqu'à 200 milles marins des côtes.

Les sites contaminés sont un héritage des pratiques du passé et peuvent polluer les sols, les airs et les eaux et menacer la santé humaine ainsi que l'environnement en plus de freiner le développement économique. Le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux a été conçu afin de systématiquement évaluer, décontaminer et surveiller les sites dont le gouvernement a la charge, y compris les sites hautement prioritaires, comme ceux des mines Giant et Faro dans le Nord du Canada. Tirant profit des travaux réalisés à ce jour, le budget de 2011 prévoyait 68 millions de dollars additionnels alloués à la gestion du programme et à l'évaluation des sites au cours des deux prochaines années.

Améliorer et décentraliser la gouvernance dans le Nord

Grâce aux accords relatifs aux revendications territoriales et à l'autonomie gouvernementale, des collectivités autochtones élaborent leurs propres politiques et stratégies, en fonction des défis et des possibilités qui leur sont propres. Le gouvernement du Canada continuera de travailler avec tous ses partenaires du Nord pour mettre sur pied des modèles de gouvernance pratiques, novateurs et efficaces.

Le gouvernement du Canada s'est engagé à renouveler et à reconstruire sa relation avec les peuples autochtones du Canada. En août 2010, le gouvernement du Canada a présenté des excuses aux familles inuites qui ont été réinstallées dans l'Extrême-Arctique dans les années 1950, reconnaissant ainsi leur courage et leur détermination ainsi que leur contribution à assurer une forte présence canadienne dans cette région.

En février 2011, le gouvernement a signé une entente historique avec le conseil des Tlingits de Teslin, une Première Nation autonome du Yukon. L'Accord sur l'administration de la justice du conseil des Tlingits de Teslin habilite la Première Nation à adopter et à appliquer ses propres lois ainsi qu'à statuer en fonction de ces dernières, le tout dans le respect de ses traditions. La négociation de cet accord remplit un engagement contenu dans l'Entente sur l'autonomie gouvernementale du conseil des Tlingits de Teslin, qui autorise la Première Nation de promulguer ses propres lois en matière d'administration de la justice.

Le transfert de la gestion des terres et des ressources est un aspect important de l'avenir du Nord. En avril 2003, le Yukon est devenu le premier territoire à assumer la gestion de ses terres et de ses ressources : aujourd'hui, les décisions sur les ressources relèvent des Yukonnais.

« L'une des principales priorités de la Stratégie pour le Nord de notre gouvernement est d'assurer une économie plus forte et plus dynamique pour les entreprises et les familles du Nord »

Stephen Harper, premier ministre

En 2008, le gouvernement du Canada, le gouvernement du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated ont signé un protocole encadrant la négociation du transfert de responsabilités. Au début de 2011, on a signé une entente de principe sur le transfert de la gestion des terres et des ressources dans les Territoires du Nord-Ouest. Les discussions préliminaires visant à conclure un accord définitif ont débuté.

Exercer notre souveraineté dans l'Arctique

La souveraineté du Canada sur les airs, les terres et les eaux de l'Arctique est bien établie depuis longtemps et repose sur des titres historiques. Le gouvernement du Canada s'emploie à affirmer avec fermeté sa présence dans le Nord et à s'assurer qu'il possède la capacité de protéger et de patrouiller dans notre territoire arctique souverain au sol, sur la mer ou dans le ciel.

La surveillance aérienne, terrestre et par satellite permanente aide le gouvernement à réagir rapidement en cas de crise. Les Rangers canadiens patrouillent régulièrement dans le Nord alors que la Force aérienne y déploie périodiquement des missions pour appuyer le NORAD. Depuis 2007, RADARSAT‑2 a saisi des images des voies maritimes de l'Arctique pour nous permettre de mieux suivre les navires dans les eaux glacées. Le projet Polar Epsilon du Canada, qui devrait être pleinement opérationnel en décembre 2011, utilisera RADARSAT‑2 pour améliorer la capacité du Canada à surveiller le Nord à partir de l'espace. L'expertise maritime et le Système d'identification et de localisation à longue portée des navires contribuent également à accroître la vigilance dans l'Arctique et à mieux cerner les menaces potentielles dans les eaux et voies d'approche du Nord canadien.

Chaque année, les Forces canadiennes participent à des opérations d'envergure sur la souveraineté dans le Nord canadien dans le but d'améliorer les interventions interministérielles en cas d'urgence dans le Nord. L'essentiel des opérations Nanook, Nunakput et Nunalivut se déroule respectivement dans l'Extrême-Arctique, dans l'Arctique de l'Ouest et dans l'Arctique de l'Est.

En août 2010, plus de 9 000 membres des Forces canadiennes, ainsi que des employés d'autres ministères et des partenaires américains et danois, ont participé à l'opération Nanook. Il est prévu que les militaires américains et danois participent à nouveau à l'opération Nanook en 2011.

En juillet 2010, le gouvernement du Canada a présenté les nouvelles exigences redditionnelles pour les navires étrangers et nationaux d'une certaine taille qui naviguent dans les eaux arctiques canadiennes. Les navires doivent maintenant présenter des rapports avant d'entrer dans les eaux, lorsqu'ils voguent sur ces eaux et à la sortie des eaux de la zone de services de trafic maritime du Nord canadien (NORDREG). Conformément au nouveau règlement, l'ancien système de compte rendu volontaire du trafic pour la zone NORDREG est maintenant obligatoire.

Pour faciliter une gestion sûre de la circulation maritime dans l'Arctique, le gouvernement du Canada investit 35 millions de dollars pour fournir des renseignements météorologiques et des données de navigation stratégiques dans des zones cruciales de l'Arctique. Ces mesures permettront au Canada de favoriser une circulation sécuritaire des navires, de mieux surveiller les transporteurs de mazout, de produits dangereux et de contaminants potentiels et d'intervenir plus efficacement en cas d'accident.

Le Nord canadien sur la scène mondiale

Le gouvernement du Canada joue un rôle de premier plan dans les questions arctiques, tant à l'échelle internationale que nationale. Publié en 2007, l'Énoncé de la politique étrangère du Canada pour l'Arctique renforce la dimension internationale de la Stratégie pour le Nord en fournissant la plateforme nécessaire pour faire connaître les intérêts nationaux du Canada dans le monde.

En raison de leur profondeur et de leur complexité, les défis à relever et les possibilités qui s'offrent dans l'Arctique circumpolaire sont de taille, et il est préférable de miser sur la collaboration pour traiter la plupart d'entre eux. Pour mieux défendre les intérêts du pays, le gouvernement du Canada continuera à travailler avec ses voisins arctiques par l'intermédiaire du Conseil de l'Arctique, avec les États côtiers de l'océan Arctique pour les questions d'intérêt particulier dans cette région, ainsi qu'avec ses principaux partenaires arctiques, notamment les États-Unis, dans le cadre de processus bilatéraux.

Le Conseil de l'Arctique est le principal forum de collaboration intergouvernementale pour les questions qui touchent l'Arctique. La structure de gouvernance particulière du Conseil rassemble les huit États de l'Arctique et les six représentants autochtones permanents de l'Arctique, ce qui renforce ce forum multipartite unique en son genre en plus d'en accroître l'efficacité. 

Le gouvernement du Canada joue un rôle prédominant au sein du Conseil de l'Arctique et de ses six groupes de travail. Le Canada a été le premier président du Conseil, de 1996 à 1998, et en assurera à nouveau la présidence en 2013. De plus, le Canada participe activement aux groupes de travail du Conseil de l'Arctique et assure la direction d'un certain nombre d'initiatives. Par exemple, dans le cadre de l'évaluation de la navigation maritime dans l'Arctique de 2009, le Canada a fourni d'importants renseignements concernant les éventuelles activités de navigation et leurs répercussions potentielles. Ces travaux servent à documenter l'élaboration d'un code de sécurité international pour les navires polaires circulant dans les eaux recouvertes de glaces. Le Canada a également joué un rôle central dans la conception d'une évaluation du mercure dans l'Arctique. L'évaluation contient des renseignements capitaux sur le risque que pose toujours le mercure pour les populations humaines et pour la faune de l'Arctique.

En 2011, le Canada et les sept autres États de l'Arctique ont signé l'Accord de coopération en matière de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes dans l'Arctique. Ce premier accord juridiquement contraignant rédigé sous la direction du Conseil de l'Arctique souligne la capacité du Conseil à traiter les questions émergentes dans l'Arctique.

Dans la Déclaration d'Ilulissat de 2008, le Canada et quatre autres États côtiers de l'Arctique (le Danemark, la Norvège, la Russie et les États-Unis) ont fait état de leur engagement à l'égard du cadre légal de gestion de l'océan Arctique. C'est en application de ce cadre légal que le gouvernement du Canada demande à la communauté internationale de reconnaître l'intégralité de son plateau continental.

En 2010, le ministre des Affaires étrangères a rencontré ses homologues des autres États côtiers de l'Arctique afin de discuter des responsabilités partagées par les États relativement à la gestion des divers secteurs de l'océan Arctique. Les discussions ont essentiellement porté sur la délimitation du plateau continental ainsi que sur les problèmes potentiels en matière de sécurité publique et ont abouti à la création de la Commission hydrographique régionale pour l'Arctique. La Commission améliora notre compréhension des caractéristiques de l'océan Arctique et de ses régions côtières, ce qui est essentiel pour que la navigation s'y fasse en toute sécurité.

« Notre gouvernement est déterminé à faire en sorte que le développement économique du Nord se fasse avec la participation directe de ceux qui y travaillent et qui y vivent »

John Duncan, ministre des Affaires autochtones et
du développement du Nord canadien

Faire preuve de leadership dans les sciences et la technologie

Les sciences et la technologie apportent les connaissances nécessaires à la définition de politiques solides et à la prise de décisions éclairées. Le gouvernement du Canada a fait la plus grande contribution parmi tous les pays participants à l'Année polaire internationale (API) 2007–2008, qui a permis de mener des études poussées sur les questions qui se posent actuellement concernant les régions polaires. Le Canada sera l'hôte de la dernière conférence internationale de l'API, intitulée « De la connaissance à l'action », qui aura lieu à Montréal en avril 2012.

En 2007, le gouvernement du Canada a reconnu l'importance des sciences de l'Arctique en s'engageant à construire une station de recherche de calibre mondial dans l'Arctique. En août 2010, on a annoncé que la station serait construite à Cambridge Bay (Nunavut), et en décembre 2010, on a annoncé son mandat. La Station de recherche du Canada dans l'Extrême-Arctique sera une installation polyvalente ouverte à l'année. Son mandat sera d'étudier les techniques scientifiques et les technologies arctiques de pointe, d'assurer une forte présence canadienne dans l'Arctique de manière à servir le Canada et le reste du monde, ainsi que d'approfondir les connaissances du Canada au sujet de l'Arctique afin d'améliorer les possibilités économiques, la gouvernance environnementale et la qualité de vie des résidants du Nord et de l'ensemble des Canadiens.

Les travaux liés à la Station de recherche du Canada dans l'Extrême-Arctique progressent sur plusieurs points, notamment en ce qui a trait à l'établissement des priorités en matière de sciences et de technologie et à la définition de l'espace d'infrastructure et des services nécessaires. En 2009, dans le cadre du Plan d'action économique du Canada, on a consacré 2 millions de dollars à la réalisation d'une étude de faisabilité, et, en 2010, le gouvernement a alloué 18 millions de dollars aux travaux de conception préalables à la construction. Le gouvernement a renforcé son engagement d'appuyer les sciences et la technologie partout dans le Nord en investissant 85 millions de dollars de son Plan d'action économique dans le Fonds pour l'infrastructure de recherche dans l'Arctique. Grâce à ces fonds, on a pu moderniser d'importantes installations de recherche réparties sur 46 sites dans le Nord. On a terminé les travaux en mars 2011.

« Notre gouvernement reconnaît l'importance du Nord. Grâce au Plan d'action économique du Canada et à la Stratégie pour le Nord, nous avons franchi des étapes essentielles pour aider cette région vitale à s'épanouir »

Leona Aglukkaq, ministre de la Santé et ministre responsable de l'Agence canadienne de développement économique du Nord

Les sciences et la technologie de l'Arctique servent aussi à préserver le patrimoine nordique du Canada. Des technologies sous-marines sont déployées à partir du brise-glace NGCC Wilfrid Laurier afin de découvrir des traces de la course au passage du Nord-Ouest qui s'est déroulée au 19e siècle. L'expédition de l'été 2011 tirera profit des expéditions de 2008 et de 2010, en poursuivant la recherche des navires perdus de l'explorateur polaire Sir John Franklin, le HMS Erebus et le HMS Terror, et en explorant l'épave du HMS Investigator, localisée l'été dernier, en plus mener des recherches archéologies sur les sites terrestres connexes.

La science continue de jouer un rôle croissant dans le soutien des activités du gouvernement dans le Nord. La cartographie du plancher océanique de l'Arctique constitue également un élément clé dans la préparation de la présentation du Canada à la Commission des limites du plateau continental des Nations Unies. Cette présentation vise à faire reconnaître l'intégralité du plateau continental du Canada à l'échelle internationale. Une équipe scientifique formée de chercheurs du gouvernement du Canada optimise les activités cartographiques et recense les ressources des fonds marins de l'Arctique. Au nombre des innovations scientifiques et techniques, on compte notamment des véhicules sous-marins autonomes, conçus et fabriqués au Canada, déployés pour recueillir des données sur la profondeur de l'eau, ce qui aidera à établir le relief des fonds marins dans les zones isolées.

La vision d'avenir du Canada

Le gouvernement du Canada a fait du Nord une de ses priorités en lui accordant davantage de place qu'au cours des dernières décennies. Notre gouvernement possède une vision précise dans laquelle le Nord est une région en santé et prospère au sein d'un Canada fort et souverain. En allant de l'avant avec les engagements contenus dans la Stratégie pour le Nord et en veillant à ce que leurs résultats profitent aux résidants du Nord comme à l'ensemble des Canadiens, le gouvernement Canada réalise de remarquables progrès aux quatre piliers de la Stratégie : exercer sa souveraineté dans l'Arctique, protéger le patrimoine naturel, favoriser le développement social et économique et améliorer et décentraliser la gouvernance dans le Nord.